LA CONSTRUCTION SOCIALE DU TERME NOIR

4 juillet 2017


Qui est noir ? Qui ne l'est pas ? Qu’est-ce qu’être « noir » pour commencer ? Vous me direz que la réponse semble évidente, mais ce n'est pas le cas.

Premièrement, nous grandissons dans un monde où l’on définit les gens par leur origine, leur orientation sexuelle ou leur religion. De plus, je me suis rendue compte en grandissant, qu'il n'y avait pas d'identité noire propre, cette fameuse lubie attribuée à n'importe quelle personne se considérant comme étant noire.  Dès lors, comment définir l'identité noire ? Qu'est qui rapproche un sénégalais d’un un afro-mexicain ? En ce qui me concerne,  je pense que l’identité noire a été forgée, cette analogie est avant tout sociale. Évidemment, nous nous retrouvons face à un paradigme culturel sachant que,  tous les Noirs ne partagent pas les mêmes mœurs ou traditions.
  Avant les traites négrières, il n'y avait pas cette notion « d’identité noire », pensez-vous que les peuples anciennement colonisés d'Afrique Subsaharienne se définissaient comme  étant Noirs ou africains ? C’est une problématique sur laquelle nous pouvons nous interroger. Selon moi, les Zulus se voyaient avant tout comme des Zulus, avant d'être des Noirs. Même analyse pour la plupart des groupes socio-culturels négro-africains, pour qui, ce concept a été importé par les impérialismes non-africains. Par conséquent, d’où provient l’identité noire ?

L’identité noire est une représentation que l’on a progressivement attribué aux négro-africains, ce sont d’abord les grecs, puis les romains qui ont réduit les noirs à leur couleur de peau, se limitant uniquement au nord du continent jusqu’à la Nubie et l’Ethiopie. Cependant, avec plus de connaissances et de contacts, ce sont les arabes, qui au 7ème siècle, ont globalisé le Bilal Al-Sudan, qui signifie “Le pays des noirs”. Cette dénomination englobait les régions subsahariennes du continent, les noirs y étaient appelés « Sudan », tandis que sur la côte orientale, l’appellation « Zanj » ou « Zendj » était plus appréciée. Ensuite, ce fut au tour des européens, à partir de la fin du 15ème siècle, qui, via leur impérialisme maritime qui engendra la Traite Atlantique, nommèrent les noirs « Nigger » « Negro » « Nègre » tout africain esclave ou libre, sur les côtes africaines ou non. En somme, cette négritude naît, en deux temps et zones géographiques distinctes, d’impérialismes étrangers à l’actuelle Afrique. Il parait donc logique, de préciser que ces mêmes africains ne se définissaient pas en tant qu’ « africains » ou  « noirs », mais bien en tant que Wolof, Mandingues, Yoruba, Bakongo, Asante, Duala, Fon ou Somali. Ou alors, la foi servait d’essence première. Prenons par exemple les sociétés islamisées swahili ou sahéliennes, dont les élites royales ou commerçantes s’identifiaient surtout comme des croyants musulmans, appartenant à la Ummah, et non à des noirs musulmans.

En conséquence, ce sont sous les jougs arabes et européens, que les africains ont été casé, par défaut, dans la cellule « noire » ou « Afrique », malgré eux. L’Abyssinie, qui était davantage tournée vers l’Orient, a été définie comme étant africaine, avec des habitants « noirs » à la fin du XIXème siècle, sachant que le pays ne se déterminait pas forcément ainsi. Ce sentiment d’appartenance à une communauté noire ne provient pas d’une réflexion endogène, mais bien d’une réalité exogène. Ce sont effectivement, les intellectuels arabes durant le Moyen-Age, et européens, à l’heure des théories raciales du 19ème siècle, qui ont classifié les « races » de l’espèce humaine selon leur physique, leur culture ou leur situation géographique. Prenons une nouvelle fois l’exemple des noirs swahili, dont certains tirent leur ascendance des perses de Chiraz, ne se définissant pas en tant que noirs et africains, un constat que nous pouvons aussi dresser avec les Falashas.

 Devons-nous faire avec ? Certains courants africains, tel que le Kamitisme, ne l’entendent pas de la même oreille. Par ailleurs, il faut définitivement comprendre que « l’Afrique » est un continent homogène, multiculturel et à plusieurs vitesses. De ce fait, il n’existe pas de « culture africaine » de « plats africains » de « langue africaine », l’Afrique est plurielle, à l’instar des diversités que l’on retrouve en Europe ou en Asie. Si nous devons illustrer ces propos, établissons une comparaison entre un sénégalais, un congolais, un botswanais et un éthiopien, ces quatre nationalités présentent autant de points divergents que communs. En outre, si nous voulons creuser plus en profondeur, qu’est-ce que serait un éthiopien par exemple ? Même à l’échelle nationale, il n’y a pas d’éthiopien ou de congolais type, les groupes socio-culturels singularisent les noirs. En ce sens, les réalités observées à l’époque de l’Egypte pharaonique, ne sont en aucun cas la vitrine du reste du continent, si le Maât, la momification ou autres, sont ce qui singularisent la culture des égyptiens au temps des pharaons, nous ne pouvons universaliser cette réalité à l’intégralité de l’Afrique. Par exemple, nous ne pouvons affirmer que l’ « Europe » Antique, au temps des grecs et des romains, était entièrement façonnée selon les modèles politico-culturels de ces grandes civilisations, des régions européennes ont été effectivement concernées, car dominées par l’Empire romain.

Depuis l'enfance, je remarque que la société concède aux personnes noires, un ensemble commun de pratiques, de comportements, de traditions. Je ne suis pas totalement opposée à ces idées reçues, pourtant, il faut apprendre à mesurer les préjugés nous concernant. En effet, ce ne sont pas tous les Noirs qui écoutent du rap, tous les noirs n'ont pas la danse dans le sang. J’ai en tête une flopée de stéréotypes qui me viennent à l’esprit, mais vous voyez là où je veux en venir... De nos jours, on définit les personnes noires comme des Noirs, ainsi ils n'ont aucune identité mis à part le fait d'être noirs. Ainsi, certaines personnes pensent que les Noirs viennent de la même zone géographique, " Non mais ils sont noirs " c'est suffisant, on ne cherche pas à savoir si la personne vient du Cameroun, de la Guadeloupe ou du Panama. Je l'ai remarqué assez souvent, on ne place pas d'origines particulières sur nos visages, nous retrouvons cette similarité chez les individus d’Asie du Sud-Est/Orientale : " Non mais elle est asiatique, elle vient forcement de Chine », alors que la personne est cambodgienne ou laotienne par exemple. En revanche, lorsque sont concernés les ibériques, j'entends assez souvent, " Le réalisateur espagnol ou sud-américain" or,  pour les Noirs on se contente de dire simplement " Il est noir". En outre,  je me souviens de plusieurs commentaires à propos du physique de certaines personnes noires, une question revenait à maintes reprises : " Tu ne fais pas trop noir " ou " Tu ne ressembles pas à une noire". La question à se poser est la suivante : A quoi ressemble un/e noire ?

Dans la société, il y a tout un imaginaire que l'on retrouve dans les publicités ou bandes dessinées : cheveux crépus, nez épaté, lèvres pulpeuses et originaire dans la plupart du temps, d'Afrique Subsaharienne. Néanmoins, tous les Noirs ne se ressemblent pas. Ne vous attendez pas à une homogénéité physique. Les gens oublient effectivement, qu'il y a 36 carnations chez les personnes noires, sans compter la diversité capillaire qui va des cheveux bouclés au crépus. Cela me fait penser au mannequin Imaan Hamman, qui doit justifier sa négritude, dans la mesure où, celle-ci ne serait pas évidente du premier coup. Le fait de penser qu'il n'y aurait qu'un seul type de personne noire, ne fait qu'accentuer une certaine image. Ce qui conduit à effacer certaines personnes, alors que celles-ci sont noires. Par exemple, on gomme le fait que certains/es Maghrébins/es soient noirs/es, vous pouvez visiter les pays du Maghreb, vous trouverez des personnes noires. Même constat pour les personnes noires au Moyen-Orient, en Inde, des personnes communément nommés Afro-Iraniens, Afro-Indiens...
Étant donné que nous abordons le thème du « type africain », une nouvelle fois, un « noir » n’est pas limité à une peau foncée, avec des traits dits « négroïdes ». Je m’explique brièvement, les noirs peuvent avoir naturellement des yeux clairs, des cheveux lisses ou bouclés, un teint clair, des traits fins, sans qu’aucune forme de métissage n’y soit mêlée. Par exemple, une femme noire, au teint clair, avec des yeux verts, des traits fins ainsi que des cheveux pas forcément crépus, n’est pas intrinsèquement issue d’un métissage avec un européen ou un arabe. Inutile d’avoir recours à la génétique ou d’une quelconque forme de science, avec un brin de curiosité et de logique, il parait normal de comprendre ce fait.

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un(e) métis(se) ? Force est de constater que ce terme revient uniquement lorsqu’il s’agit de désigner le mélange d’un individu noir avec un(e) non-noir(e). Cependant, le métissage est le croisement, le mélange entre deux cultures différentes, à l’échelle culturelle, linguistique, sociale ou politique, le métissage est universel, et donc, pas forcément réservé aux noirs. Par exemple, l’union d’une Zulu avec un Peul, donnera naissance à un métis, sachant que ces deux cas sont noirs. Ainsi donc, le métissage est intercontinental, voire interrégional, dans la mesure où, l’union d’un Fon béninois, avec une sérère sénégalaise, engendra un(e) métis(se). Nous aurons le résultat d’une fusion de deux cultures (Langues, alimentaires, religieuses..), puisque le métissage ne se limite pas aux caractéristiques physiques (Teint, capillaires, traits).

D’ailleurs, le terme noir est utilisé à tort et à travers. En effet, on entend régulièrement ce mot valise qu’est " la culture noire ". J'ai plus le sentiment que la culture noire désigne la culture afro américaine, vu qu’elle semble être beaucoup plus tendance/plus appréciée que les autres. Dans la culture noire, on pourrait englober la culture afro cubaine, gabonaise, ou encore,  afro-antillaise. En bref, la culture dite afro, va beaucoup plus loin que Marvin Gaye ou  la Soul Food. On pense que c'est une culture urbaine, très vivante et colorée.
Par conséquent, la diversité du continent se vérifie également dans le secteur culturel, au risque de paraître redondant, il n’existe pas de « culture africaine » ou « noire » au singulier, ce serait très réducteur, et surtout, inapproprié, encore une fois, observons les habitudes alimentaires ou la linguistique en Afrique de l’ouest, orientale, australe ou centrale pour détruire cette idée reçue. Ensuite, être « noir » ne se limite seulement qu’aux diasporas européennes, issues du continent africain depuis deux-trois générations ? Quid des afros descendants éparpillés entre le continent américains, les Caraïbes, le Pacifique ou le Moyen-Orient ? En effet, dans ces régions, les diasporas noires existent bien qu’elles ne soient pas les plus visibles. Selon ces mêmes régions, le traitement de ces noirs varie, par exemple, dans le monde arabo-musulman, la négrophobie –qui provient de la traite orientale-,  marginalise les noirs, qui sont malheureusement nommés « Sudan » « Abd » « Khel », noms péjoratifs, rappelant consciemment l’asservissement ou le mépris à l’encontre des noirs. Sur le continent américain, les termes « negroes » « nigga » ou encore, « nigger » sont généralisés, néanmoins, ils sont perçus comme des « noirs ».

La construction sociale du terme donne lieu à d'innombrables clichés : " Vous adorez le poulet, vous les noirs " ou,  " Oh tu t'appelles Anne ? Je pensais que tu t'appelais Bintou/Fatoumata comme les autres". Cette question est l'une des plus criantes, certaines personnes sont souvent étonnées lorsqu’elles entendent un prénom européen. Non seulement, les noirs peuvent se doter de prénoms tout aussi variés les uns que les autres, mais il faut également comprendre que les prénoms à l’image de Fatoumata ou Aminata,  sont des prénoms donnés surtout par les ouest africains, le plus souvent musulmans. Toutefois, en aucun cas, ils représentent des prénoms africains. Puis, quand les gens se permettent ce genre de réflexion, il y a fréquemment de la moquerie derrière, mais ceci est une autre problématique.

Par ailleurs, parlons de l’éloquence pour les noirs qui serait limite un tabou, voire une honte au sein de la société, et même entre la communauté concernée. Qui n'a jamais entendu le fameux,  " Tu t'exprimes correctement pour une Noire ! ", donc, sommes-nous supposés de nous exprimer uniquement à base de " Wesh Wesh !! " ? En effet, il me vient à l’esprit l'humiliation publique du jeune Quentin, par l'équipe de TPMP, ces derniers s'attendaient à ce que le lycéen s’expose d'une certaine façon. C'est bien connu, nous ne pouvons pas nous exprimer dans un français "conventionnel". Les stéréotypes sur les personnes noires sont ancrés dans l'imaginaire collectif, ce qui incite les gens à penser que nous sommes forcement identiques à la personne noire qui se trouve à 2 kilomètres de vous. Par exemple, en cours d'athlétisme on s'attend à ce que tu sois sur le podium sachant que tu ne sais absolument pas courir. Il y a aussi cette fameuse " connaissance culturelle ", à savoir, qu'on aurait forcément un type de musique, de nourriture ou de culture. Ajoutons par la même occasion, ces phrases qu'on ne cesse de vous sortir de manière récurrente : " Je pars au Benin, c'est chez toi non ? Tu dois savoir ce qu'ils mangent là-bas... ". Sachant que vous n'avez aucunes connaissances particulières concernant le Bénin. " Elle est noire, donc elle doit obligatoirement connaître tel ou telle chose ", je n’irai pas demander à un individu qui ne subit pas le racisme, de connaître la recette du goulash. De surcroît,  le fait de se contenter de dire Noir est relativement réducteur, cela démontre une certaine  perception que la société peut avoir sur les personnes noires, étant donné que, nous savons pertinemment que nous sommes femmes ou hommes noirs, néanmoins, nous sommes plus que Noirs. Il n’est pas interdit aux médias de mettre un nom, un prénom, ainsi qu’une origine sur nos têtes. J'ai pu l’observer dans plusieurs publications anglaises et françaises, où, périodiquement, on ne donne aucune précision concernant l’identité d’une personne noire. Si vous le faites pour les autres, autant le faire pour tout le monde. En somme, je suis une femme noire, pourtant, cela ne signifie pas que je me retrouve dans la situation d'une autre personne noire, qu'elle se trouve à Nairobi ou Rio de Janeiro. Je suis consciente que je peux retrouver certains points qui nous unissent toutefois, on ne peut généraliser.

Photography by Thierry Lebraly for Grazia. Facebook-Twitter Article écrit avec @SanagaLion.

8 commentaires

  1. L'Afrique est plurielle et tu fais bien de le rappeler ! Combien de fois j'ai entendu "en Afrique..." ou quelque chose du genre, ce à quoi j'ai rétorqué "bon alors déjà l'Afrique n'est pas un pays !" ce à quoi on m'a répondu "roooh oui... !" dans un soupire agacé (mais la précision des mots est importante parce qu'un mot est redoutable !).

    Tu es contre le fait de mettre la majuscule à "Noirs" ? Très sincèrement je traite le terme de la même manière que pour une nationalité (c'est sans doute un peu maladroit) mais de la même manière que je mets la majuscule à "Noirs" je la mets à "Blancs", Chinois, Européens... Mais je la mets aussi à Blancs...

    Je crois que cette façon d’indifférncier les Noirs en ne cherchant pas à distinguer un Sénégalais, d'un Malien, d'un Camerounais, etc. vient largement effectivement de la colonisation (stigmates que l'on retrouve dans le "type noir" du nez épaté, etc. qui donne à terme "mais tu ne ressembles pas à une Noire", ça avait d'ailleurs été la critique faite à une miss nationale nigérienne (si je ne me trompe pas) que l'on disait "blanche dans un corps de noire") mais également du fait que l'on connaît peu l'Afrique. On connaît peu l'Afrique en terme de pays (je les ai appris au lycée mais très sincèrement je ne peux pas tous te les recaser sur la carte, ceci dit je peux pas non plus replacer les fleuves de France métropolitaine ou les États des États-Unis) mais aussi de culture (plus de la moitié des ethnies/groupes que tu as cité je n'en avais jamais entendu le nom et les autres je le les connais que de nom et pas en terme de contenu de culture (ce qui craint clairement)).

    "n’est pas intrinsèquement issue d’un métissage" : tu veux dire d'un métissage concernant les parents ou les grands-parents ? Parce qu'au final tout le monde est métissé ! Mais sinon je vois ce que tu veux dire :)

    Dire qu'il y a une "culture africaine" c'est comme dire qu'il y a une "culture européenne" or... il n'y en a pas. En Europe on parle des tas de langues différentes, on mange des tas de choses différentes, on écoute des tas de musiques différentes et les vêtements traditionnels des régions sont tous très différents... !

    A propos du prénom Fatoumata je me rappelle d'un article d'une blogueuse qui le défendait d'ailleurs, agacée des moqueries, en rappelant son origine noble, qui serait un peu l'équivalent de Marie dans la culture chrétienne, mais je ne me souviens pas des détails.

    Je trouve ton article extrêmement intéressant et extrêmement utile et il est plutôt la démonstration de ce que je disais dans mon dernier article sur la non-mixité dans les débats. Je disais que la non-mixité coupe des débats les gens non directement concernés (moi qui suis Blanche, par exemple) et donc les coupent de "savoirs" (à comprendre comme "expériences" ou "vécus" ou "ressentis") qui pourraient les aider à lutter contre les discriminations... Parce que même si on sait que dire "en Afrique ils..." c'est raciste, si on ne parle pas avec les Noirs qui vivent ce racisme pour comprendre comment ils le vivent, ce que ça signifie vraiment, on ne peut pas lutter aussi efficacement contre le racisme... je ne sais pas si je suis claire à vrai dire, j'ai l'impression d'être maladroite.

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    1. Salut Melgane,

      1. Nous sommes d'accord. Une grande majorité de personnes pense que l'Afrique est un pays, ça nous donne des situations irréelles du type : Je m'en vais en Afrique... Ou en Afrique ? bah tu sais le pays à cote du Sénégal... On voit encore l'Afrique comme un continent monolithique.
      2. Ca me dérange pas de mettre des majuscules ! Effectivement si je la mets pour Noir, elle est également valable pour les autres groupes.
      3. Oui !Les gens croient que tous les Noirs se ressemblent, les stigmates de la colonisation sont encore bien présent... Et la présentation des médias n'aide pas non plus. On aime beaucoup sortir que les Noires aux traits fins ont forcement des parents non noirs comme si tous les Noirs avaient le nez épaté. La représentation est vraiment biaisé. Quant aux pays africains et les différentes cultures ce n'est pas la peine, on croit encore que les africains subsahariens jouent du tam tam... Ou portent forcement tous des boubous...Tant qu'on regroupera la culture africaine en un seul socle, ça ne marchera pas.
      3. Métissage sur 4, 5 ou 6 générations. Mais tu m'as comprise.
      4. Absolument d'accord, le terme ne veut rien dire. Que désigne t-il sachant les différences entre zones ?
      5. oui celui de Black Beauty Bag ! Le prénom est devenu le prénom commun des filles noires aux yeux des personnes non noires comme si toutes les filles blanches s'appelaient Julie !

      Merci beaucoup et je valide le dernier paragraphe ! Ils restent enfermés dans le schéma habituel sans en chercher à en savoir plus.

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    2. Sur la représentation dans les médias... on a déjà du mal à mettre des Noirs à l'antenne (des femmes, des handicapés, et toute personne "perçue comme non blanche" selon les termes du CSA (termes très pratique parce que ça évite de reciter à chaque fois Noir, Arabe, Asiatique, etc.)) alors si en plus on doit parler de la représentativité de tous les types de personnes noires, on s'en sort plus ! Mais j'ai quand même l'impression que les média font quelques efforts de ce côté ! Ceci dit pas tous... l'année dernière sur Europe1 il fallait attendre 12h pour qu'une femme soit à la tête d'une émission, puis ensuite vers 18h où Sonia Mabrouk était en coanimation avec un homme...

      Au final, comme je disais, il faudrait un système hybride entre non-mixité (pour libérer la parole) et mixité (pour permettre aux Blancs d'avoir accès à un "savoir" que l'on ne partage habituellement pas avec eux alors qu'il est utile pour mieux profondément comprendre le racisme sur un registre émotionnel).

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  2. Merci pour cet article passionnant et très enrichissant, je trouve ça effectivement très dommage qu'une grande majorité des gens oublient que l'Afrique est un continent et non pas un pays et qu'il regroupe une énorme diversité de peuples et de cultures différentes. C'est d'autant plus triste à notre époque où il est relativement simple et à portée de tous de se cultiver et se renseigner sur les différentes cultures (d'ailleurs que ce soit pour l'Afrique, l'Asie etc etc). Malheureusement beaucoup de personnes ne s'y intéressent absolument pas et préfèrent camper sur des notions très vagues et des stéréotypes, d'ailleurs pas toujours avec de mauvaises intentions mais ça reste dommage quand même.

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    1. Salut Amy,

      Merci pour le commentaire. Le cas africain marche également pour l'Asie avec ces fameuses phrases : ils sont tous chinois... Je partage ton opinion avec tous les supports disponibles il n'y a plus aucune excuse !

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  3. Super article, très intéressant.
    Je rejoins Melgane, on connait peu le continent Africain. J'ai appris récemment que sa représentation sur les cartes du monde variait et que le continent était souvent dessiné comme plus petit qu'en réalité.

    Je pense aussi que beaucoup de personnes généralisent et font des approximations parce que les détails et la modalisation passent au second plan. Ainsi dans la passation de l'information on arrive à un téléphone déformant (et non "téléphone arabe"... ça aussi tient !).
    Exemple : une fille qui a fait un Erasmus en Chine dira "toutes les chinoises veulent faire de la chirurgie esthétique", alors que l'info véridique serait "j'y ai été 6 mois et j'ai vu beaucoup de pubs pour la chirurgie esthétique, c'est beaucoup moins tabou qu'en France, d'ailleurs XX % des jeunes femmes de X à X ans y ont recourt/aimeraient y avoir recourt".

    Mais comme notre société de punchline et d'approximation préfère un fait simple et bête, on généralise. Et quand on est de la nationalité concernée ou en tous cas qu'on se sent concerné, on est blessé et si on le dit, les gens le prendront mal. Mais merde... Révisez vos cours avant de jouer au prof !

    Et, bien sûr, certaines personnes sont racistes et leur ignorance les aide bien.

    Merci pour ton article.

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    1. Oui, il est fait plus petit que la réalité comme l'ensemble de l'hémisphère sud en réalité, c'est à cause des techniques de cartographies qui prennent pour base l'hémisphère nord. Si on faisait les cartes à partir de l'hémisphère sud ça serait l'inverse. Du coup il y a de nouvelles projections pour "rattraper" comme la projection de Peter. Mais de toute façon la Terre était sphérique est une carte étant plane ça ne sera jamais pile poile comme la réalité.

      Je ne sais pas si on préfère un fait simple et bête... je pense que l'on ne nous a pas appris à aller plus loin !

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  4. Salut Mélissa,

    Le continent est diminué alors que l'Europé est surdimensionné. Exemple : une fille qui a fait un Erasmus en Chine dira "toutes les chinoises veulent faire de la chirurgie esthétique", alors que l'info véridique serait "j'y ai été 6 mois et j'ai vu beaucoup de pubs pour la chirurgie esthétique, c'est beaucoup moins tabou qu'en France, d'ailleurs XX % des jeunes femmes de X à X ans y ont recourt/aimeraient y avoir recourt". Oui et c'est tellement dommage qu'on sorte toujours des stéréotypes !

    Merci pour le commentaire !

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