RÉPONSE À LA GPA

24 mai 2017


Je suis féministe et ma conception du féminisme passe par un postulat de base très simple : toute personne reconnaissant qu’il existe des inégalités hommes-femmes, étant consciente de l’existence du patriarcat, qui est concernée par les droits des femmes et travaillant pour améliorer leurs conditions de vie, est féministe. Il existe de multiples façons d’exprimer son soutien, en tant qu’allié et il existe autant de féminismes qu’il existe de femmes sur terre. On peut tout à fait être féministe et être pour la GPA et aussi être contre. Tous les points de vue sont valables tant qu’on garde à l’esprit qu’il s’agit de défendre les droits des femmes, et ici des enfants.

La GPA touche de très près à la maternité, domaine très fortement ignoré par les combats féministes, il existe encore de nos jours de très forts réflexes de la part de la société entière à considérer que l’accouchement et la grossesse relèvent de la nature et non de la culture, et qu’ainsi elle ne concerne pas les combats intellectuels des féministes. Depuis quelques années cependant les choses changent, notamment grâce à Marie-Hélène Lahaye autrice du blog Marie accouche là.

La périnatalité est un domaine qui me concerne fortement, en tant que mère d’une part, il est difficile d’y être insensible et aussi parce que j’ai choisi d’axer ma réflexion et mes travaux sur les droits des mères et des enfants. Je m’exprime bien entendu sur plusieurs sujets, mais celui-ci me tient particulièrement à cœur.

Avant de poursuivre plus loin, j’aimerais faire connaître mon opinion personnelle sur la GPA. Dans l’état actuel des choses, je suis contre. J’expliquerai plus loin et plus amplement pourquoi, mais la façon dont cette GPA est conceptualisée et vécue aujourd’hui ne me semble pas éthique sur bien des points.

Ceci dit, je ne peux pas me contenter de dire que je suis contre, ce serait de la malhonnêteté intellectuelle. On ne peut plus se voiler la face, des enfants sont déjà nés par ce moyen, certains sont dans une situation vraiment indélicate à cause de la politique d’autruche de bien des gouvernements, et bien que je sois contre, je me dois de prendre la parole, de relayer et d’aider autant que possible à faire avancer –a mon minuscule niveau- ce qui doit l’être.

Quand on parle de GPA, gestation pour autrui, on parle en premier du « ventre », de la personne qui va « prêter » ou « louer » son corps pendant neuf mois afin d’y faire grandir un fœtus pour ensuite le donner au couple qui l’aura demandé. Dans le droit français la mère est celle qui reconnaît l’enfant, ce qui ouvre le droit à l’accouchement sous X et à l’abandon en vue d’une adoption. Il ne devrait pas être difficile de légiférer sur ce point en particulier. Dans le droit suisse par contre la mère est celle qui accouche, la naissance sous X n’existe pas, ce qui rendra à mon avis, une législation de la GPA autrement plus compliquée, mais c’est un autre débat.

Il est à noter que les parents biologiques ne sont pas forcément les parents adoptants. Tout au long de ce manifeste j’emploierais les termes « mère porteuse » et « parents adoptants » pour désigner la femme qui porte l’enfant et le couple qui commandite l’enfant.

Plusieurs cas de figure sont possibles :
-Les parents adoptants, en bonne santé, fournissent des gamètes pour une FIV (fécondation in vitro) et font appel aux services d’une mère porteuse = l’enfant partage les gènes de ses parents.
-Le couple a recours a un don de gamète pour l’un des deux parents qui est malade, stérile ou ne possède pas les gamètes adéquates (ex couples gays) l’autre fourni les siennes, le produit de FIV est porté par une mère porteuse = L’enfant partage les gènes d’un seul parent.
-Le couple, stérile ou malade a recours a un double don de gamètes = le cas est similaire a celui d’une adoption, l’enfant ne partage aucun gène avec ses parents
-Le couple préfère une simple insémination artificielle, artisanale ou médicalement assistée, l’homme fourni son sperme et l’ovule provient directement de la mère porteuse.
La distinction entre gène et sang est essentielle à la bonne compréhension, c’est pourquoi j’insiste là-dessus et prendrai le temps de le détailler plus loin.

Selon les pays, les cliniques et les possibilités offertes, les donneurs et donneuses de gamètes sont anonymes ou choisis sur catalogue, la mère porteuse peut être rémunérée, bénévole ou faire uniquement rembourser ses frais de santé, et comme pour les donneur/euses, elle peut choisie sur catalogue ou non.
Pour les parents adoptants, en plus de ces frais, il faut prévoir les honoraires de la clinique, d’éventuels tests supplémentaires tels que DPI (diagnostique pré-implantatoire) et recherche de maladies, ainsi que d’éventuels plusieurs déplacements à l’étranger, plus l’hébergement et des frais administratifs pour la naissance de l’enfant (déclaration, passeport…).
Parler de don dans ce contexte est parfaitement hypocrite. Les frais et la logistique engendrés sont réels, il s’agit d’un véritable commerce et des marchés sont déjà bien implantés.

Par n’importe quel moyen, la GPA est une réalité sur laquelle il devient urgent de légiférer pour plusieurs raisons :
-Elle existe et concerne énormément d’enfants dont le statut n’est pas toujours légal
-Une loi doit pouvoir protéger les mères porteuses des dérives commises par les cliniques et les couples adoptants
-Cette utilisation du corps d’autrui doit être déterminé correctement, car le débat ici glisse vers celui de la prostitution et est par bien des points similaires. Elle rejoint également les questions de dons d’organes. Pour rappel en France tout ce qui touche au tissus et liquides humains est strictement interdit de commerce. Lorsque qu’on parle de prix d’une poche de sang ou d’une unité de lait maternel, le coût concerne les frais de traitement, stockage et transport, pas celui du liquide en question.
-Un dernier point enfin, bien trop oublié : l’enfant. Car c’est lui qui est au centre de ce commerce mais ce n’est jamais de lui qu’on parle.

La GPA est symptomatique d’une société qui brandit le droit à l’enfant, le droit d’être parents et l’obligation pour la médecine de satisfaire ces besoins d’enfant par n’importe quel moyen, et ils sont nombreux. Malheureusement, trop souvent, le droit à l’enfant est contradictoire avec les droits des enfants, et ils sont les premiers à en subit les conséquences.

Le premier argument à propos des enfants, c’est qu’ils vont bien. Que leurs parents adoptants les aiment et qu’ils sont plus heureux que les autres enfants car ils sont sûr d’avoir été désirés, au vu de tous les sacrifices qu’une GPA a impliqué pour leurs parents.

Si j’insiste tellement sur le terme « adoptant », c’est parce que c’est bel et bien ce qui se passe du point de vue du nouveau-né.

Un point biologique me semble essentiel ici.

Lors d’une grossesse la mère et l’enfant sont étroitement liés. Nous savons maintenant grâces aux avancées de la science que l’enfant partage plus qu’un utérus avec sa mère. Il vit littéralement avec elle, il entend et reconnait le son de sa voix, son odeur et tout ce qu’elle sent, ce qu’elle goute, ressent ses émotions et comprend ses pensées. Comment tout cela est possible ?

Par le lien de sang qui les unit.

J’insistais plus haut sur la nécessité de distinguer le sang des gènes. Dans le cas d’une GPA –comme pour n’importe quelle autre grossesse- le sang de l’enfant sera celui de sa mère porteuse et aucun autre. Il n’aura de ses parents que le patrimoine génétique.

Durant la grossesse se développe un organe qu’on nomme le placenta, qui est relié à l’enfant par le cordon ombilical, essentiel pour la croissance de l’enfant, il est responsable des échanges de sang, d’oxygène et de nutriments. C’est grâce à lui que le sang de la mère passe dans le corps de l’enfant. Le bébé à naître se nourrit littéralement du sang de sa mère et constitue son corps avec les nutriments qu’elle lui envoie. Il joue également le rôle de filtre pour la plupart des substances nocives. Il héberge des bactéries qui sont les mêmes que celles du corps de la mère et qui vont définir en partie sa future flore bactérienne. D’après de récentes recherches, le biote placentaire serait le même que les bactéries buccales de la mère.

Le sang contient en plus de l’air et de la nourriture, des hormones, et c’est grâce à elles que l’enfant va pouvoir ressentir tout ce que sa mère ressent. Il est connu aujourd’hui que chaque émotion est une hormone, et justement pendant une grossesse, le cocktail hormonal est intense. Le bébé en profite, tout comme il vit intensément les mouvements de sa mère. A l’étroit dans son ventre, il est au premier plan pour être bercé par ses mouvements, ses pas ou son corps secoué de rire.

De nombreuses mères ont pu expérimenter le fait de « parler » par la pensée à leur bébé et d’avoir des réactions de celui-ci, telles que des coups de pieds. ça s’explique très simplement : une pensée est toujours associée à une émotion et a d’infimes mouvements du corps, que le bébé ressent par proximité étroite avec elle et par l’hormone qui passe par le placenta.

C’est tout cet ensemble qui va rythmer sa vie intra-utérine et lui permettre de retrouver un repère stable a sa naissance.

Concrètement, séparer un enfant de sa mère à la naissance créé un traumatisme d’abandon. Loin du corps de sa mère, de sa peau, de son odeur, il est perdu et sans repères, vulnérable face au bruit, au froid et à la lumière (rappelons qu’il vient de passer sa vie entière dans le noir, au chaud et sous l’eau), à la merci de gens aux voix et aux odeurs inconnues qui le manipulent. Il a été découvert qu’un bébé laissé en peau à peau quelques heures avec sa mère à la naissance subit moins de stress qu’un enfant retiré tout de suite à sa mère.

Si on prend tellement de précautions avec les enfants adoptés, qui rappelons le, ont d’abord été abandonnés, au sujet des comportements spécifiques a avoir avec eux, c’est que ce n’est pas anodin, on devrait avoir les mêmes standards pour les enfants issus de GPA. Il s’agit d’une blessure primitive infligée au plus jeune âge qui restera à vie et aura des répercussions sur le psychisme et le bien-être physique de l’enfant. Extrait d’un document traitant de l’abandon :

Tout petits, les enfants abandonnés présentent déjà une symptomatologie inquiétante. Ils oscillent entre des périodes de retrait avec des comportements auto-érotiques, tels que balancements interminables ou gestes répétitifs, et des phases d'appel où les pleurs, les recherches de fusion, puis les fuites du regard, révèlent un enfant tout en malaise dans ses interactions avec l'entourage. Des caprices alimentaires, des troubles du sommeil, un état d'agitation motrice percutent un milieu familial déjà bien peu apte à soutenir les étapes du développement. Retard du langage et des activités ludiques, absence d'harmonie dans les acquisitions gestuelles, inégalités de l'humeur, périodes inexplicables de détresse traduisent un état global de souffrance qui, s'il n'est pas repéré et modifié, annonce le tableau futur du syndrome carentiel.
Tiré de : https://www.usherbrooke.ca/droit/fileadmin/sites/droit/documents/RDUS/volume_25/25-12-lemay.pdf

Et c’est là que la GPA me pose problème ; pourquoi infliger cela à un enfant ? Qui peut souhaiter –et même payer pour- créer de toutes pièces un enfant a qui on va infliger ce début de vie traumatique ? J’ai du mal à voir l’amour parental là dedans.

Du côté de la mère, les mouvements de l’enfant et le bain hormonal vont créer un attachement. Même lorsqu’on est convaincue que l’enfant qu’on porte n’est pas le sien, il est impossible d’échapper à cet ensemble de paramètres hérités d’une longue évolution. L’attachement développé pendant la grossesse est un paramètre essentiel à la survie des nouveau-nés.

Il est possible d’intellectualiser et de se convaincre, mais le lien de sang et hormonal est là. La seule chose qui peut contrer cette chimie c’est un mécanisme de survie nommé déni de grossesse, très complexe, c’est pourquoi je n’en parlerai pas ici.

Je ne nie pas que bien des mères porteuses le vivent bien, je les crois sans aucun problème. Mais qu’en est t-il des autres ? C’est là qu’une législation et des considérations éthiques doivent intervenir pour ces femmes.

Pour ce cas en particulier, j’affirme qu’il est nécessaire d’avoir vécu une grossesse pour le comprendre. Dans d’autres combats on peut essayer de comprendre, de se mettre en empathie, même si le vécu est irremplaçable. Ici, il est impossible a toute personne n’ayant jamais vécu une gestation de se représenter le bouleversement que vit une personne enceinte. Je vais tenter de le décrire de mon mieux :

-Il y a tout ce qui est physique, voir son corps se déformer, être malade, souffrir, n’est pas anodin, sentir un être bouger à l’intérieur non plus. Il existe assez de littérature a ce sujet pour que je m’y attarde.
-Le plus délicat, ce dont on parle moins, c’est le psychisme : la grossesse fait ressortir des traumatismes d’enfance, de façon consciente ou non, particulièrement les viols et violences sexuelles vécues apr le passé. Et quand on sait à quel point les violences vont de pair avec la précarité on ne peut que s’inquiéter de ce que traversent ces femmes enfermées dans des cliniques de médecine reproductive. Elle bouleverse profondément un tas de choses au niveau inconscient et fait remonter des souvenirs oubliés. Particulièrement au moment de l’accouchement avec ses biens connues phases de désespérance et impression de mourir. C’est difficile à comprendre, ce n’est pas la douleur qui fait crier « je vais mourir », c’est que véritablement, l’accouchement se déclenche au moment ou le corps de la mère ne peut plus supporter son état et doit expulser le fœtus sous peine de devoir stopper ses fonctions vitales et en mourir. Avoir « l’impression de mourir » au moment de la naissance est véritablement l’état dans lequel se trouve le corps.

Jamais on ne doit, et jamais on ne devra exiger d’une mère porteuse qu’elle ne soit qu’une « gardienne » ni un « four », sans émotions et sans attachement pour la vie qu’elle porte. Pour pouvoir légaliser correctement la GPA et protéger ces femmes, il faudra au moins prendre en compte cet état très particulier.

Sous n’importe quel angle, les choses sont bien plus complexes qu’elles n’y paraissent. On ne peut pas simplement parler de « mère porteuse – incubateur » et de « mère biologique » qui viendra réclamer son enfant. Sans oublier le fait que ce n’est pas toujours une mère biologique, ni une mère tout court, mais aussi deux papas adoptants.

Il serait plus correct de parler d’une femme qui va vivre une grossesse avec tout ce qui ça implique sur sa santé et son état psychologique et qui donnera l’enfant avec qui elle a partagé neuf mois de sa vie, et son sang, à une autre personne. Ce qui peut très bien se passer, comme ne pas bien se passer du tout.

Car oui, pour les mères porteuses aussi existent des traumatismes. Elles ne sont pas à l’abri d’une dépression post-partum par exemple, ni de séquelles physiques : accouchement pénible pouvant avoir un impact négatif sur leur future sexualité, césarienne, épisiotomie, séquelles diverses, diabète gestationnel, pré-éclampsie, hémorragie de la délivrance, engorgement et infections mammaires.

Et quand on sait à quel point les violences obstétricales perdurent, on ne peut pas s’attendre a ce que ces femmes soient respectées, entourées et comprises dans le contexte actuel.
C’est pourquoi là aussi, dans l’état actuel des choses, la GPA me pose problème.

On pose souvent l’argument de la femme volontaire voulant rendre service, mais il ne faut pas se leurrer, les premières exploitées ne sont pas voisines sympa, ce sont les femmes pauvres et racisées dont on exploite les corps, souvent sans leur consentement éclairé. Des lois sur ce sujet sont vitales, mais ne seront pas suffisantes dans un tel contexte patriarcal.

J’en viens à ma seconde problématique, qui n’implique pas seulement la GPA, mais aussi tout ce qui touche à la médecine reproductive. J’en parlais plus haut, il s’agit du « droit à l’enfant ».

Longtemps, être stérile a été une fatalité, on priait et parfois l’enfant arrivait, ou il n’arrivait jamais. La PMA (procréation médicalement assistée) a été un progrès majeur de ces dernières décennies, on connaît aujourd’hui le miracle de la vie est on est capable de le reproduire en laboratoire par de multiples moyens, et ce qui était au départ un simple espoir pour les couples stériles est devenu un commerce. 

Combien de fois ai-je entendu « j’ai le droit d’être mère, je souffre de ne pas avoir d’enfant, j’ai le droit au bonheur » ?

Est-ce que donner la vie est un droit ? Ou n’est ce qu’une possibilité biologique ? Jusqu’à quel point le « droit » d’un couple à être heureux doit primer sur le bien-être et le bonheur d’un enfant ?

Il ne faut jamais oublier que la maternité est une construction sociale, elle vante le bonheur d’être mère, la maternité sacrée, le graal ultime pour toute femme souhaitant vivre de façon épanouie. Quand l’injonction devient un droit, c’est que le patriarcat est gagnant sur tous les tableaux.

On ne peut pas nier l’énorme pression sociale qui agit sur le corps des femmes. Devenir mère est un critère de réussite sociale, refuser de l’être met bien des femmes au ban de la société.

Et concernant la volonté de gènes identiques, rappel : Longtemps, le mariage et le mythe de la virginité des jeunes filles a été une garantie pour le mari que les enfants de sa femmes soient les siens, c’est la base même d’une société patriarcale, faire en sorte que les enfants des femmes soient la propriété de l’homme par transmission de nom et de gènes. Et la loi les y aidait en considérant les femmes comme d’éternelles mineures passant de l’autorité de leur père à celle de leur mari.

De nos jours il y a la contraception et les tests de paternité. Mais la tradition de la perpétuation du nom/gènes perdure, sous une autre forme, car aujourd’hui le patriarcat n’oblige plus, il fait en sorte que les femmes réclament seules ce qu’elles auraient rejeté si on le leur avait imposé. C’est vrai pour la maternité comme ça l’est pour l’épilation. Autre sujet, même combat.

Comment parler de désirer « naturellement » des enfants de ses propres gènes dans un tel contexte ?

Il n’y a rien de mal à le vouloir évidemment, mais il est important d’avoir conscience que c’est une construction sociale avant de revendiquer un quelconque « droit à l’enfant ».

Si une loi encadre un jour la GPA, je souhaite qu’elle prenne en compte les droits des enfants en tout premier lieu, avant même de considérer un quelconque droit des parents.


Que serait une GPA idéale selon moi ?

Ce serait déjà un lien étroit entre la mère porteuse et les parents adoptants. Qu’ils puissent faire entendre leur voix à l’enfant, et que leurs odeurs arrivent jusqu’à lui via les molécules respirées par la mère. Pourquoi pas de l’haptonomie ? C’est un moindre mal.

Un suivi spécifique pour ces familles, avec des sages-femmes et des médecins qui suivraient les mères tout au long de la grossesse, pendant l’accouchement –respecté ça va de soi- et pendant une période de post-partum.

Ce serait une séparation douce pour l’enfant, lui permettre un contact en peau à peau avec sa mère de sang, et avec ses parents adoptifs, dans des lieux spécifiquement crées pour ce moment. Des sortes de maisons de naissance pour familles différentes pour que la transition se passe en douceur et que l’enfant souffre le moins possible de ce fameux syndrome d’abandon.

Dernière chose : Peut-on comparer GPA et adoption ?

Selon moi, non. Il y a des similitudes sur les enfants, tels que le syndrome d’abandon, mais ce n’est pas comparable.

Dans l’un des cas l’enfant existe déjà avec son abandonite. Dans l’autre on le crée sur demande et on le force à traverser ce traumatisme.

Il n’y a pas de débat à avoir entre adoption et GPA. Par contre les enfants abandonnés dans le monde entier ont besoin d’avoir des lois qui les protègent, et ont le droit –eux- d’être adoptés par des familles afin de grandir dans un environnement sain et aimant.

L'article a été rédigé par Erulelya comme réponse à  l'article : Peut être féministe et en faveur de la GPA ? Si vous souhaitez contribuer ou témoigner, envoyez nous un mail ou DM sur Twitter. 

Photo by Mert Alas & Mercus Piggott for Vanity Fair. 

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