ÊTRE UNE FEMME

25 juillet 2016


Je me rappelle qu’à 8 ans, je jouais à la poupée et je me voyais mariée et maman à 20 ans, j’avais tout programmé, c’est fou. Toutefois, je me rappelle aussi que quand je voyais les pubs des jouets Action Man à la télé, je les voulais vraiment (spoiler alert : never happened c’est un jouet de « garçon »). Aujourd’hui, je suis bien loin de ces programmes bien ficelés et autres idéaux de femme parfaite. Je me suis engagée dans de longues études, j’ai un appartement, je suis salariée.
Et je suis féministe.

Le féminisme, ce n’est pas facile. On peut avoir une nature indépendante de base, prendre conscience de toutes les choses dont nous sommes privées ou bien des comportements différents qui nous sont dispensées sous prétexte du genre, c’est fatiguant. Je finis souvent par me sentir agressée par tous les problèmes et par partir à la guerre pour défendre mes droits. Pour moi, c’est important de l’ouvrir justement, de déstabiliser les gens et ça ne fait pas de nous des hystériques. Nous sommes juste des femmes engagées qui savent ce qu’elles veulent et j’essaie de croire que nous arriverons à l’égalité (peut-être dans deux cent ans mais still).
Je crois que mon travail a beaucoup aidé dans ma prise de conscience féministe. J’ai toujours été indépendante, j’ai toujours su que je n’avais pas besoin d’un homme dans ma vie pour être bien mais je n’avais pas conscience de toutes ses injustices et inégalités. Je suis aide à domicile et je me souviens d’une scène surréaliste avec un client qui m’a poussé à me poser de questions. Quand on prend un nouveau client, il y a toujours ce que j’appelle le #PointMariage. Soyons honnête, j’ai 22 ans, une licence tout juste en poche, le mariage et les gamins s’il y en a, ce sera dans longtemps. Toujours est-il que la question concernant ma situation amoureuse tombe toujours et voilà ce papy de 92 ans en août dernier qui me demandesi je suis mariée, puis fiancée. Le choc est venu après la réponse négative : « vous êtes quoi alors ? », ça a fait clac dans mon cerveau et je me suis dit : « putain, mais genre on n’existe pas sans un homme ». J’ai répondu célibataire d’une voix cassante et j’ai coupé court au sujet parce qu’au fond, ça reste vexant même si on a soixante-dix ans d’écart. Mais le plus intéressant, c’est que les femmes vont me poser la même question et la réponse sera totalement différente, ce sont souvent des « profitez, vous êtes jeunes » etc. Donc, l’âge, l’éducation, ça explique des choses mais pas tout. Je ne vous raconte pas le nombre de fois où des clients parfaitement capables de faire la vaisselle et le ménage ne le font pas, parce qu’ils estiment que ce n’est pas à eux de le faire. Oui, c’est sexiste, oui je ne peux rien dire. J’ai un rapport au sexisme dans mon travail assez compliqué, il existe oui mais il est normal. Je ne vais pas défendre ces hommes mais être aide à domicile, c’est fermer sa gueule souvent et notamment ne pas réagirquand j’entends des propos qui me retournent l’estomac : homophobie, racisme et place de la femme subordonnée à l’homme.Je suis plus à même de mettre cela en perspective en tant qu’historienne car je sais qu’on vient de deux mondes complètement différents et que pour eux, c’est normal mais dieu, des fois, j’ai envie d’hurler. Et je le fais mais pas devant eux, je gueule sur mon compte Twitter en expliquant que je déteste les hommes parfois et leur traitement privilégié.  
Justement, en parlant des réseaux sociaux, ce qui est mignon c’est qu’on s’imagine qu’en tant que femme, on y a plus de liberté mais je ne trouve pas. Si on veut l’ouvrir, on doit prendre son courage à deux mains pour aborder certains sujets polémiques ou bien poster des photos dénudées parce qu’on sait que ça va être l’avalanche dans nos mentions. D’ailleurs, souvent, je fais le choix de me censurer plutôt que de l’ouvrir parce que je préfère me protéger plutôt que de subir ça. On en revient au « femme, ferme ta gueule » et à un traitement différent entre homme/femme. Non, parce que combien de mecs supportent des vannes lourdingues dès qu’ils postent une photo d’eux (hormis les célébrités) ? Je ne dis pas que ça n’arrive pas, je dis juste que c’est notre quotidien et que ce n’est pas comparable. Je le vois d’autant plus depuis que j’ai fait l’erreur d’ouvrir mes DM. J’ai arrêté de compter mais régulièrement, mes messages privés font la rencontre de mecs qui croient que Twitter est un site de rencontres et qu’ils peuvent me draguer tranquille quand en fait, plot twist, je ne demande rien. « Hello chère mignonne » « Tu es mannequin ? » et j’en passe. Dès qu’on partage une photo de nous, dès qu’on ouvre un sujet polémique, on doit supporter les vannes lourdes de mecs frustrés qui se pensent drôles ou pire savent très bien qu’ils sont insultants. Et alors, dès qu’on a le malheur de recaler et de se défendre, on nous dit quoi ? « T’es coincée », « T’es fake », « Tu aimes jouer avec les hommes », « Tu es une salope », « Je vais te violer » mais ouais, être une femme, c’est fun en permanence, on est en sécurité et on s’amuse bien (sarcasme inside). Du coup, que ce soit sur les réseaux sociaux, on retrouve les mêmes problèmes qu’IRL : le harcèlement, les insultes et la censure de la parole et des fois, on doit prendre notre courage à deux mains pour l’ouvrir en grand et pointer du doigt les problèmes en sachant que nos mentions vont crever. Un truc drôle aussi sur Twitter, c’est bien le mansplaining et les male tears. Je rigole bien quand je vois des mecs qui disent que le féminisme le persécute alors qu’en fait, le gars est privilégié par son genre depuis la naissance ou alors quand ils se plaignent de la généralisation sous la forme du #notallmen comme si on n’avait que ça à faire que de préciser sauf « nice guys » à chaque fois qu’on dit quelque chose. D’ailleurs, encore récemment, un mec s’est ramené dans mes mentions pour me dire que j’étais fermée d’esprit et stupide car je refusais qu’il m’explique ma propre expérience de femme. C’est quand même dingue qu’un homme s’estime en droit d’expliquer ce que je vis et m’insulte quand je le recale sous prétexte qu’il est mal à l’aise avec mes propos qui remettent en cause sa sacro-saint position de masculin.  En fait, on se fiche bien de votre opinion sur quoi que ce soit comme vous vous fichez de la nôtre, bises. Sans oublier tous ces mecs qui tentent de nous apprendre des choses en pensant pecho : je suis médiévisteen devenir mais un mec a trouvé intelligent de me copier-coller la définition de Moyen Âge Central en mode : « regarde, c’est ça ». Faut vraiment qu’ils arrêtent de penser qu’on a besoin d’eux.

Je veux aussi parler du harcèlement de rue, mon point de vue est très simple : quand je sors dans la rue, je sors dans la rue, je ne sors pas pour me faire accoster quand j’attends mon tram ou que je me balade en ville, ce qui arrive une fois par semaine en moyenne. Donc, deux choses : les hommes m’empêchent de vivre ma vie tranquillement ouais, quand je sors, je n’ai pas marqué sur mon front que je cherche un mec et encore moins un inconnu croisé comme ça. Je pense qu’un homme peut survivre à l’éloignement d’une jolie fille que d’ailleurs ils n’ont pas besoin de reluquer comme un bout de viande. Ensuite, quand ils sont en mode, « ouais mais on est respectueux ». Alors spoiler alert : ils ne sont presque jamais respectueux et même s’ils l’étaient : emmerder quelqu’un qui ne demande rien dans la rue, c’est du manque de respect et quand ça arrive trois/quatre fois par jour, ils participent au joli système qu’est le harcèlement de rue. En effet, s’il y a un truc que je vis mal, c’est ça : ne pas pouvoir sortir de chez moi sans me faire emmerder, c’est pesant.C’est pesant de se faire aborder par un vieux de 70 ans avec un clin d’œil ou d’avoir un mec qui me force à discuter avec lui alors qu’il pue l’alcool. Au-delà du fait de devoir subir cela parce que j’ai un vagin et des seins, j’ai aussi du mal avec le fait que j’ai été éduqué pour gérer cette situation : se demander quel pote je vais appeler en cas de problème, qui va me ramener de soirée ou alors savoir me sortir d’une situation difficile en donnant un faux numéro ou nom. C’est dingue comment on a appris à éviter le regard d’un mec qui nous mate car il risque d’y voir une ouverture ou comment on nous demande systématiquement de prévenir quand on est rentrée chez soi. Dans la même veine, il y a toute l’éducation ou même les réflexes qu’on a acquis pour éviter au maximum ce genre de situation :baisser les yeux, ne pas attirer l’attention par exemple. Ça n’empêche pas de continuer de se faire aborder, d’avoir peur de me faire suivre quand je rentre tard ou que je passe dans certains quartiers seule et je ne parle même pas de la montée de stress quand un mec m’aborde justement dans la rue. La dernière fois, j’avais tweeté que j’étais déjà contente quand le mec acceptait le non, et juste après j’ai réalisé à quel point c’était fucked up. Tout le monde doit accepter un non quand il y a un et on ne doit pas être contente quand un mec accepte un râteau puisque c’est NORMAL et ça ne devrait même pas une bonne surprise. Toujours est-il que quand quelqu’un m’aborde, j’ai plutôt envie de me barrer en courant car 1) c’est un inconnu, 2) tu ne sais pas comment il peut réagir, 3) merde, je veux sortir tranquille. Certaines personnes pensent qu’il n’y a aucun problème à se faire aborder dans la rue si le gars est respectueux, mais tant mieux pour vous. Moi, je ne le tolère pas, point et quand ça arrive dix fois par jour, c’est pas du harcèlement ? Ça veut dire quoi ? Moi, je suis gentil, je t’aborde gentiment donc je ne participe pas au harcèlement, tant pis pour les neufs suivants, tant pis pour ta volonté de sortir tranquillement, ce n’est pas grave. Sauf qu’en fait, je le répète, je ne sors pas pour être à disposition de tout mec qui peut me trouver jolie et veut me payer un verre. Je sors parce que j’en ai envie. Une fois, j’étais dans le tram tranquillement et au moment où j’allais sortir, un mec de quarante ans me sort : « On va boire un verre ». Ce n’était même pas une question. Mon point de vue est assez simple : la rue n’est pas un espace de drague.
D’ailleurs, un autre point intéressant, c’est cette focalisation sur le mot harcèlement. Il n’y a pas si longtemps, j’ai lancé un débat sur mon compte Twitter pour savoir si des gens partageaient mon point de vue sur le harcèlement de rue et sur le fait de se faire aborder dans la rue (spoiler alert : oui). Cela avait déclenché un tollé parce que certaines personnes pensent que se faire aborder dans la rue est normal (chacun pense ce qu’il veut) mais surtout chez certains hommes qui le font et refusent à tout prix d’accepter qu’ils participent au harcèlement de rue. Ils cherchent à dédouaner leur comportement et bien sûr, refusent mon point de vue à moi, mon malaise et le fait que j’ai le droit de ne pas vouloir quelque chose. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’en fait, il y a plusieurs degrés dans le féminisme et que j’ai aussi le droit de refuser quelque chose en tant que personne et tant pis si on m’accuse de mauvais féminisme ou d’avoir peur des hommes comme ça a été le cas. Oui, c’est légal de m’aborder dans la rue, ça ne le rend pas acceptable point.
  Un autre point intéressant sur le traitement des agressions dans la rue, c’est la réaction des personnes face aux témoignages, personnellement, j’ai la chance d’avoir une TL avec des gens cool mais des fois, il suffit de lire les réponses à certains tweets et vous savez quoi ? On en revient au « femme, tais-toi, fallait pas lui répondre », donc encore une fois, femme : adapte-toi à l’homme. Sauf que moi, je trouve qu’il est important d’agir et de ne pas se laisser faire, je suis une personne, j’ai une voix et je vais pas me laisser considérer comme un objet sans rien dire. Donc le gamin de 16 ans qui croit qu’il peut mimer un acte sexuel en pleine rue devant mes amies et moi, je l’ai affiché en pleine rue. Je préfère m’affirmer plutôt que d’accepter un système trop bien installé sans jamais le remettre en cause, alors même si ce que je fais ne sert qu’à moi, je le fais car au moins, quand je rentre chez moi, même si je suis à bout de tout ça, je ne suis pas restée sans rien faire. Pareil quand un vieux con a décidé de m’agresser en pleine rue pour m’expliquer comment traverser une rue alors que je ne l’ai jamais gêné. Je ne suis pas sûre qu’il aurait réagi pareil si j’avais été un homme mais ce que je sais, c’est que je me suis défendue jusqu’à temps qu’il s’en aille encore plus énervé justement parce que j’ai refusé de me taire. Pareil quand un mec a estimé qu’il avait le droit de m’embrasser en me coinçant contre un mur et que je lui ai collé un coup de genou. Peu importe si je suis deux fois plus vigilante quand je sors maintenant même en plein après-midi. Je n’ai pas encore passé le cap de la bombe lacrymogène, je sais qu’un jour, il faut que j’en achète une parce que ma répartie ne suffira plus mais j’ose pas simplement parce que je me dis que ce monde est vraiment merdique pour que j’en arrive là.
Un dernier point que je voulais aborder, c’est la question des violences. Sur la question des violences sexuelles, je ne vais pas prétendre pouvoir m’exprimer au-delà de mon expérience même si la culture du viol me donne envie de gerber. Néanmoins, en janvier, j’ai fait l’expérience d’attouchements au travail aka chez un vieux chez qui j’avais des interventions le matin. J’avais déjà des doutes sur son comportement : il tentait de prendre ma main, caresser mes hanches mais j’ai préféré me dire que j’étais parano jusqu’au jour où : c’est arrivé. Au-delà du choc initial et du fait de devoir me réapproprier mon propre corps (pas très sûre d’avoir réussi), les réactions furent diverses. Il y a les personnes qui comprennent le traumatisme et le fait que je sois encore à me demander ce qu’il se serait passé si je n’avais pas réussi à dépasser le choc pour dire stop et partir. D’autres ont dit que le vieux était en manque et que comme j’étais jolie : c’était normal et que je devais apprendre à contrôler mes émotions (cc le joyeux terme d’hystérie et sa connotation historique). C’était déjà assez violent, mais au-delà de ce manque de reconnaissance, le choc a été doublé quand j’ai dû moi-même me battre avec ma hiérarchie pour exercer mon droit de retrait et qu’elle a tenté de faire pression pour m’en empêcher. C’est devenu presque risible quand on m’a dit que le papy en question n’en était pas à son premier méfait et qu’on m’a envoyé là-bas sans même me prévenir, c’est à vomir ce genre de comportement et je me suis clairement sentie comme un morceau de viande qu’on envoie se faire tripoter pour récupérer de l’argent. Il m’a aussi fallu encaisser le fait que juridiquement, j’étais coincée, aucun moyen d’agir, le vieux étant irresponsable moralement donc juridiquement et impossibilité véritable de me retourner contre l’employeur sans preuve et de toute façon, je tiens à mon CDI. Ce que montre tout cela, c’est tout un manque qui existe autour de la prise en compte des violences sexuelles qui n’est pas seulement social mais aussi juridique. Je l’ai déjà dit, l’aide à domicile est un des métiers avec le plus d’avenir à l’heure actuelle et il y a un gros manque de réglementation que les entreprises et clients exploitent à souhait. Or, je n’ai pas besoin de préciser que c’est un métier exercé à très grande majorité par des femmes pas ou peu diplômés, ce qui ne veut pas dire qu’elles n’ont pas besoin de prise en compte ou de protection. C’est déjà super compliqué d’être maitre de son corps et de l’apprécier un minimum dans une société où domine le slutshaming, le culte de la beauté et de la minceur et où chacun tente d’expliquer ce que ça doit être la féminité sans capter que c’est quelque chose de personnel. Ce n’est pas la peine d’en ajouter sur un lieu de travail où nous sommes censées se sentir en sécurité.
  
Concernant les violences morales, on en revient à un déficit de compréhension encore une fois. Dès que je tente d’expliquer ce que ça fait de traverser le chemin d’un pervers narcissique, de subir les manipulations, qu’on a réussi à me faire croire que je suis un monstre, que j’enchaînais les crises d’angoisse, je me heurte à un mur. Parce que le problème reste que la plaie est invisible, que les émotions, les traumatismes psychiques même s’il y a eu de grandes avancées restent underrated et même avouer qu’on a vu un psychologue peut parfois suffire à ce qu’un idiot nous associe à une folle alors qu’on a juste eu besoin d’évacuer des moments traumatiques à l’aide d’un professionnel. C’est d’autant plus difficile quand on est une femme, puisqu’on est historiquement associé à la manifestation des émotions et à la fragilité, donc forcément on s’imagine qu’une fille pleure dès qu’un garçon lui a dit quelque chose de travers mais que ce n’est pas de sa faute puisque nous les femmes, on prend tout mal. A partir de là, comment on veut reconnaitre des violences aussi traumatiques que celles qui poussent aux troubles alimentaires, qui incluent de la manipulation, qui détruisent complètement quelqu’un mais dont on n’est même pas capable de s’en rendre compte parce que c’est dans la tête justement ? C’est tout ce que j’ai vu après avoir malheureusement connu des expériences liées à un pervers narcissique, des manipulations mentales et plusieurs harcèlements. On m’a dit que j’exagérais quand j’ai commencé à faire des crises d’angoisse après une énième manipulation, que je devais ignorer quand le mec m’insultait ouvertement sur les réseaux sociaux en sachant très bien où taper pour que ça fasse mal et m’enfoncer encore plus. Je crois que le talent du pervers narcissique surtout : c’est de réussir à se faire passer pour un ange et toi pour une folle si bien que tu restes seule tandis que lui te balance les pires trucs au monde sous la couverture de l’ami/petit-ami présent et dans le soutien alors qu’il dénature toute ta personnalité, tout ce qui tu es jusqu’à temps qu’au fond : tu sois ce qu’il veut et même encore là ce n’est pas assez. Donc, premièrement, personne ne veut reconnaitre ta souffrance, mais deuxièmement, c’est deux fois plus difficile de la faire reconnaitre puisque personne ne parvient à s’imaginer ce que le pervers narcissique peut faire une fois la porte fermée. Même au sein de milieux féminins et féministes, des gens peuvent potentiellement nier ton expérience et ta douleur face à un pervers narcissique car il arrive à se faire passer pour quelqu'un d'autre, quelqu’un de gentil. L'écoute et la solidarité est, de ce fait, encore plus importante entre nous. Alors même si les pervers narcissiques ont pas mal fait l’actualité dernièrement avec la remontée de témoignages etc., il en reste que c’est super compliqué de faire reconnaitre ce qu’on a vécu comme quelque chose d’anormal et de douloureux et c’est d’autant plus difficile puisque tout le monde a intériorisé la femme comme une petite chose fragile incapable de gérer ses émotions et toujours dans l’abus alors qu’en réalité, on s’exprime encore bien peu et trop souvent en se censurant pour se protéger.
Pour conclure, j’ai envie de dire qu’en 2016, je suis bien fatiguée d’avoir tiré le mauvais sexe à la naissance. Toutefois, il y a une prise de conscience générale sur plusieurs thèmes mais encore trop de thèmes passés sous silence. En fait, il faut accepter qu’en tant que femme, on a le droit de faire ce qu’on veut et que ce n’est certainement pas à un homme de nous dire ce qu’on doit faire.
Au pire, rappelez-vous, les chats existent et les chats sont plus cool que les mecs.
Contribution de Bérangère . Photo from Vogue Australia (shot by Will Davidson)

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